
Comme vous le savez sans doute, si vous lisez mes articles, je suis adepte du numérique en classe, d’autant plus que j’ai eu la chance que ma classe soit dotée d’outils numériques de qualité.
Je dispose d’un TNI, et avant cela d’un TBI et encore avant cela d’un vidéoprojecteur. Donc depuis plusieurs années, et quel que soit le niveau de mes élèves, j’utilise les outils numériques dans ma classe.
Depuis 3 ans, je suis en maternelle et j’utilise mon TNI de différentes façons.
Les différents usages du TNI en maternelle
Tout d’abord, le matin, en lecture, écriture et mathématiques, je dispose des PDF de mes documents de travail que j’ai créé moi-même pour projeter sur TNI et agir directement sur les documents avec le stylet. Les enfants se repèrent ainsi plus facilement sur les feuilles de travail et ça m’évite de tout réécrire sur un tableau vert. C’est un « écran figé » sur lequel écrire comme un tableau.
Ensuite, tous les après-midis, à l’accueil, pendant 20 minutes environ, nous faisons des jeux éducatifs (maths, lecture, phonologie) au TNI grâce à des sites de professeurs des écoles qui proposent gratuitement leurs jeux ou avec l’appli de Corneille. Cela permet d’aborder de nouvelles notions ou de réviser de manière ludique et motivante.
Enfin, nous faisons notre séance de vocabulaire durant 5 à 10 minutes. Le TNI sert alors à projeter les illustrations en grand et à animer la séance de vocabulaire.
Parfois, le TNI peut aussi servir de support documentaire grâce à des vidéos sur les animaux pour illustrer nos séances en sciences.
Alors oui j’utilise un écran en classe sous différentes formes et avec différents objectifs.

Écran à l’école vs écran à la maison : le grand paradoxe
Pour autant, je mets en garde les enfants et les parents d’élèves contre l’utilisation abusive de « l’écran » à la maison. C’est un sujet de discussion récurrent avec mes parents d’élèves qui me demandent des conseils parfois.
Cela peut paraître paradoxale, j’avoue, mais en fait non ! Je vous explique.
Dans une classe, c’est un écran « actif » qui sert de support pour communiquer, apprendre, visualiser ensemble ! L’enfant n’est jamais seul et passif devant cet écran ! L’enfant n’est pas spectateur mais acteur devant cet écran scolaire. Et puis, à l’école, il existe tant d’autres moments où l’on oublie cet écran pour faire du vélo, pour réaliser des parcours de motricité, pour faire des puzzles, des Tangrams, des jeux, de la peinture, du bricolage, de la manipulation, écouter des histoires, communiquer …
Quand l’écran devient un problème
L’écran devient un problème quand il remplace l’adulte, qu’il coupe tout échange, qu’il isole, qu’il est occupationnel, qu’il devient source d’excitation, de sur sollicitation visuelle, auditive et cognitive et qu’il prend toute la place dans la famille.
J’ai été une « gameuse » et donc je sais ce que créé cette dépendance sur l’être humain, ce qu’il cause comme dommages. « L’écran jeu » nous rend accro à l’adrénaline, nerveux, irritable, colérique parfois, trouble notre sommeil, nous coupe du monde réel et des autres.
Vers un usage raisonné : poser le cadre
« L’écran à usage raisonné » doit être adopté par tous, petits et grands, pour préserver notre santé mentale et nos liens familiaux. Il doit être instauré avant toute utilisation comme un « contrat » entre l’adulte et l’enfant. Le temps, la fréquence, les objectifs doivent être réfléchis et actés. Et quand l’adulte se rend compte qu’il y a dérive, il doit agir promptement en limitant ou en stoppant son utilisation.
L’enfant doit, pour se construire, être dans l’interaction avec ses pairs, avec les adultes, doit être dans le jeu pour développer son imaginaire, lire et même s’ennuyer etc …

Corneille : une appli qui pense aussi le numérique responsable
J’ai découvert que Corneille, l’appli numérique en lecture, que j’ai utilisé en classe cette année, avait abordé ce sujet de « l’écran raisonné » à travers une charte d’utilisation du numérique. Les conceptrices ont même eu une interview récemment sur Europe 1 et si cela vous intéresse, elles participent à l’émission matinale sur Sqool TV qui sera diffusé le 10 avril 2026 et que vous pourrez retrouver sur Youtube.
Je vous encourage à la lire et même à la distribuer à vos parents d’élèves. La charte est téléchargeable sur leur site ici.

Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de lire mon premier article consacré à Corneille, je vous encourage vivement à le faire ! J’y présentais en détail la plateforme numérique Corneille qui permet aux enfants de 3 à 8 ans d’apprendre à lire en s’amusant, grâce à des activités ludiques et une progression pédagogique rigoureuse. Ce qui m’avait séduite dès le départ, c’est que chaque jeu, chaque exercice vise un objectif d’apprentissage concret en phonologie, lecture et écriture, tout en maintenant l’enfant dans une posture active et motivée. Avec la découverte de cette charte d’utilisation du numérique, mon enthousiasme ne fait que se confirmer : Corneille est une plateforme qui réfléchit non seulement à comment apprendre, mais aussi à comment apprendre bien, dans le respect du rythme et du bien-être de l’enfant. C’est exactement le type d’outil numérique que l’on peut recommander avec confiance et sérénité aux parents, en sachant que ses créatrices ont mis autant de soin dans la pédagogie que dans l’éthique numérique.





























